jeudi, juin 29, 2006
lundi, juin 26, 2006

J'avoue, j'y ai pensé... me glisser dans la peau d'un autre pour savoir ce qu'il pense. Si je pouvais avoir un pouvoir éphémère, ça serait celui-là. N'empêche, c'est parfois super râlant de pas connaître les pensées de l'autre, qui qu'il soit. Celui qui nous dévisage depuis deux minutes nous et notre sandwich, celle qui nous toise de la tête aux pieds en prenant l'air supérieur, celui sur lequel on a jeté notre dévolu, celle qui dit qu'elle nous adore pour mieux nous poignarder ensuite...
Égoïstement en fait. Juste pour savoir ce qu'ils pensent de... ben nous!
Ça m'intrigue.
Mais même, j'aimerais me mettre dans la peau d'un beau gosse, d'une fleuriste, d'un psy, d'un gros Jacky beauf, d'une p'tite mamie ou d'une grande blonde décolorée.
Je voudrais savoir ce que ça fait d'être à la place d'un grand écrivain, de souffrir comme un petit leucémique pour le soulager un peu, de m'aimer en silence à travers un autre pour voir comment je peux être perçue...
Et puis je voudrais vivre la vie d'un pilote de chasse, avoir le cerveau d'un grand chercheur-trouveur, imaginer à en avoir trop dans la tête, donner la vie à un enfant, être là pour en sauver un autre en Afrique, jouer sur scène devant une salle comble, pouvoir pousser un homme qui doute au bout, me changer en petite fée, voir la Terre de la Lune... être une ombre qui se promène de corps en âme pour mieux les ressentir. Décupler tous mes sentiments, à fond...
Je les entends déjà ces voix, "Elle est chiante avec ses réflexions!", "Elle serait pas un peu ailleurs elle?", "Alex, arrête de trop penser!"... Ben non, j'peux pas, c'est indissociable de moi. J'aime trop ça, tout, eux, elles, vous, tous... Ben ouep!
vendredi, juin 16, 2006
Nœuds

Hier, quelqu'un m'a dit "Le doute, c'est ce qu'il y a de pire". Je sais pas si c'était dit consciemment ou pas, mais ça a fait "tilt" dans ma p'tite tête...
Il est sordide le doute. Il craint. Il prend la tête. Il nous empêche parfois même d'avancer.
Et il fait un nœud, des nœuds...
Il suffirait juste de tirer un fil pour le dénouer. Encore faut-il trouver le bon...
lundi, juin 12, 2006
mardi, juin 06, 2006
Histoire de filles... Deuxième.

Voilà ce qu'on peut appeler l'allégorie de la tristesse.
Quand une fille est triste, elle pleure. Forcément.
Quand une fille est triste et qu'elle pleure, elle adopte la méthode "solitude sinon ravale tes larmes".
Quand une fille est triste, elle opte pour l'obscurité et elle ferme ses volets.
Elle use des paquets de mouchoirs et elle préfère se cacher sous sa couette plutôt que de montrer son visage bouffi et rougi par le versement de trop de pleurs.
Une fille quand elle est triste, elle a des pensées moroses. Et quand une fille pense mélancoliquement, elle se créé une sorte d'univers fait de paroles extérieures absorbées, de ressentis, d'attitudes perçues, de regards, de simple instinct féminin. Elle idéalise, elle invente, elle souhaite... mais pour elle, rien n'est accessible.
Quand une fille est triste, elle déteste, maudit, insulte (tout bas bien sûr!) et haït.
Quand une fille est triste, parfois elle écrit un mot, deux mots, une page... Une fois qu'elle a extériorisé, soit elle jette, soit elle enferme le bout de papier dans un tiroir.
Et puis ses sanglots cessent... Petit à petit... Doucement...
Et puis elle rouvre ses volets. Elle se regarde dans une glace et scrute ses petits yeux avec un certain mal-être.
Et puis elle se sourit en secouant la tête. Elle se trouve bête d'avoir été triste.
Même que parfois elle éclate de rire...
Mais quand une fille est triste, elle revient toujours à son premier amour... le sourire sincère.
dimanche, juin 04, 2006
Histoire de filles...

Quand on a 10 ans, on effeuille les marguerites en rêvant au prince charmant.
Quand on a 15 ans, on voudrait que ça marche en pensant au beau brun du lycée.
Quand on a 20 ans, on sourit en passant devant.
À 22 ans, on recommence pour voir quel effet ça fait.
En fait, c'est un peu comme les horoscopes, les tests bidons dans les magazines féminins, les lectures des lignes de la main... On dit tout haut que c'est nul, mais on aimerait parfois bien y croire. Même que ça nous arrangerait bien à certains moments. Quand le dernier pétale s'appelle "pas du tout", on cueille une autre marguerite pour recommencer. Mais quand on tombe sur "à la folie", on se garde bien de retenter sa chance. Peut-être parce qu'au fond, ça nous fait espérer tout bas un court instant. Peut-être qu'on a gardé notre âme de petite fille de 10 ans. Peut-être que ça nous permet d'être moins terre-à-terre... Parce qu'on sait que sitôt le cœur jaune déplumé et jeté dans le fossé, on retournera à notre train-train. Et on recommence...
Oui, parfois, ça fait du bien de croire à des inepties...




