Histoire de filles... Deuxième.

Voilà ce qu'on peut appeler l'allégorie de la tristesse.
Quand une fille est triste, elle pleure. Forcément.
Quand une fille est triste et qu'elle pleure, elle adopte la méthode "solitude sinon ravale tes larmes".
Quand une fille est triste, elle opte pour l'obscurité et elle ferme ses volets.
Elle use des paquets de mouchoirs et elle préfère se cacher sous sa couette plutôt que de montrer son visage bouffi et rougi par le versement de trop de pleurs.
Une fille quand elle est triste, elle a des pensées moroses. Et quand une fille pense mélancoliquement, elle se créé une sorte d'univers fait de paroles extérieures absorbées, de ressentis, d'attitudes perçues, de regards, de simple instinct féminin. Elle idéalise, elle invente, elle souhaite... mais pour elle, rien n'est accessible.
Quand une fille est triste, elle déteste, maudit, insulte (tout bas bien sûr!) et haït.
Quand une fille est triste, parfois elle écrit un mot, deux mots, une page... Une fois qu'elle a extériorisé, soit elle jette, soit elle enferme le bout de papier dans un tiroir.
Et puis ses sanglots cessent... Petit à petit... Doucement...
Et puis elle rouvre ses volets. Elle se regarde dans une glace et scrute ses petits yeux avec un certain mal-être.
Et puis elle se sourit en secouant la tête. Elle se trouve bête d'avoir été triste.
Même que parfois elle éclate de rire...
Mais quand une fille est triste, elle revient toujours à son premier amour... le sourire sincère.


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