Histoire de filles...

Quand on a 10 ans, on effeuille les marguerites en rêvant au prince charmant.
Quand on a 15 ans, on voudrait que ça marche en pensant au beau brun du lycée.
Quand on a 20 ans, on sourit en passant devant.
À 22 ans, on recommence pour voir quel effet ça fait.
En fait, c'est un peu comme les horoscopes, les tests bidons dans les magazines féminins, les lectures des lignes de la main... On dit tout haut que c'est nul, mais on aimerait parfois bien y croire. Même que ça nous arrangerait bien à certains moments. Quand le dernier pétale s'appelle "pas du tout", on cueille une autre marguerite pour recommencer. Mais quand on tombe sur "à la folie", on se garde bien de retenter sa chance. Peut-être parce qu'au fond, ça nous fait espérer tout bas un court instant. Peut-être qu'on a gardé notre âme de petite fille de 10 ans. Peut-être que ça nous permet d'être moins terre-à-terre... Parce qu'on sait que sitôt le cœur jaune déplumé et jeté dans le fossé, on retournera à notre train-train. Et on recommence...
Oui, parfois, ça fait du bien de croire à des inepties...


5 Comments:
Ai cueilli une pâquerette il n'y a pas si longtemps et le "un peu" m'a poussé à en cueillir deux ou trois autres pour garder la fleur "à la folie" et la glisser dans un vieux bouquin avec un pti sourire au coeur et aux lèvres.
C'est vraiment impressionnant mais j'adhère à tout ce que tu dis sur ton blog!
Merci beaucoup pour ce que tu me dis Laurence... Ça te gêne pas que je demande à mon frère ton adresse MSN? ;°)
avec plaisir miss!
Normal Jean-Michel, c'est un truc de fille! Nous on est prêtes à tout arracher pour y arriver... Raô!
"Prêtes à tout arracher pour y arriver". A méditer...;)
Enregistrer un commentaire
<< Home